Wednesday, April 04, 2007

Coup de Coeur : Un Nom Pour Un Autre - The Namesake par Mira Nair (d'après l'oeuvre de Jhumpa Lahiri)

Un beau film à ne manquer sous AUCUN prétexte !

(see below for information and links in English)

The NamesakeUn nom pour un autre - voici un film plein de sensibilité, de charme, de tendresse et d'émotions : tout cela fait beaucoup pour un seul film. Mais, cela ne surprend guère s'agissant de Mira Nair, la fameuse réalisatrice de Salaam Bombay, de Mississipi Masala et de Monsoon Wedding.

Les thèmes qui composent ce film sont nombreux et, tel un tableau savamment peint, ces différentes et délicates couleurs se croisent, s'entrelacent et se mélangent pour donner naissance à d'autres couleurs plus profondes, plus nuancées et plus belles encore.

Si l'on est pas de la diaspora, si l'on a pas connu l'éloignement culturel et géographique, il sera difficile de comprendre ce film, car ce film s'inspire de deux auteurs en exil – « l'exil » est un thème central de ce film et de l'oeuvre d'origine : Mira Nair, la réalisatrice de ce film et surtout Jhumpa Lahiri, dont l'oeuvre The Namesake a inspiré ce film, et qui est une très célèbre écrivaine de langue anglaise recompensée à de nombreuses fois pour ses magnifiques livres ou recueil de nouvelles comme : L'interprète des maladies (The Interpreter of Maladies).


La palette des questions abordées est vaste et tourne autour principalement du thème de l'exil et de ce que devient la culture indienne lorsqu'elle est loin de chez elle, cette culture que l'on a connue dans ses jeunes années, à laquelle l'on est si attaché et que l'on veut maintenir dans le pays d'accueil et/ou d'exil - où l'on a dû migrer, de force ou par choix ou pour les deux raisons à la fois.

Mais, comme le laisse suggérer le mot « exil », celui-ci peut aussi se transformer en « aliénation » et en « solitude » immenses. Cet « éloignement » et cette « solitude » ne sont pas seulement géographiques, elles sont aussi intérieures, plus profondes, plus psychologiques et comportent de nombreux aspects sociaux et familiaux.


Et puis, malgré tout, en dépit de toutes ces questions existentielles oppressantes qui peuvent nous hanter au quotidien, la vie fait son chemin, elle continue, puis vient un jour où les enfants naissent, grandissent et finissent par s'envoler de leurs propres ailes et semblent donner moins d'importance à tous ces rites et cette culture d'origine à laquelle leurs parents peuvent être si attachés. Malgré leur teint basané et leurs traits du visage très marqués, ils deviennent de véritables américains, français, britanniques, canadiens et autres australiens suivant le pays où ils vivent désormais.

L'on dit aussi que si les parents élèvent leurs enfants, ce sont aussi les enfants qui transforment leurs parents car entre les deux, il y a quelque chose qui est peut-être plus fort que la culture : l'amour, l'affection d'une mère et d'un père pour ses enfants, d'où enfin cet étrange et paradoxal conflit entre amour et culture qui est très savamment évoqué dans ce film de Mira Nair et de Jhumpa Lahiri.

Ce film est aussi fidèle à Lahiri pour son ton optimiste à la fin, cette réconciliation étrange et délicate à la fois, inattendue et paradoxale à la fois des attentes/valeurs des uns et des "choix" des autres.

Mais je n'étonnerai guère peu de mes lecteurs et de mes lectrices en disant que cette position n'est pas la mienne et que je ne peux accepter de laisser mourir nos cultures, nos racines, nos histoires même en exil "forcé". On a beau aimer nos enfants en leur laissant la possibilité de "choisir" leur voie et leur destin, mais je continue de penser que sans doute on les a mal aimé ou pas assez aimé en ne leur donnant pas la possibilité de savoir en profondeur qui ils sont et d'où ils viennent...


Mounir

LINKS :

Official site

http://www.foxsearchlight.com/thenamesake/

Listen to Mira Nair on the movie The Namesake

http://in.movies.yahoo.com/namesake-movie/

A blog by lead actor Kal Penn

http://thenamesake.typepad.com/blog/

Wikipedia on the movie The Namasake

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Namesake

Wikipedia on Lahiri

http://en.wikipedia.org/wiki/Jhumpa_Lahiri

Wikipedia on Mira Nair

http://en.wikipedia.org/wiki/Mira_Nair

Reviews at Rotten Tomatoes

http://www.rottentomatoes.com/m/namesake/

Thursday, March 15, 2007

Après Francfort, l'Inde est l'invitée d'honneur au Salon du Livre à Paris (du 23 au 27 mars 2007)

A l'occasion des 60 ans de son indépendance, l'Inde est l'invitée d'honneur 2007 du Salon du Livre.

Auteurs indiens présents au Salon du Livre :


• U.R ANANTAMURTHY • Rupa BAJWA • Sarnath BANERJEE • Shyam BHAJJU • Urvashi BUTALIA

• Upamanyu CHATTERJEE • Amit CHAUDHURI • Abha DAWESAR • Shashi DESHPANDE

• Gita HARIHARAN • Mushirul HASAN • Ruchir JOSHI • Sudhir KAKAR • Sunil KHILNANI

• Gopi Chang NARANG • Anita RAU BADAMI • Lavanya SANKARAN • Alka SARAOGI

• K. SATCHIDANANDAN • Irwin Allan SEALY • Vikram SETH • Ravi SHANKAR ETTETH

• Kalpana SWAMINATHAN • Tarun TEJPAL • Shashi THAROOR • Altaf TYREWALA

• Krishna Baldev VAID • Udaian VAJPEYI • Pavan K. VARMA • M.T. VASUDERAN NAIR
Pour une brève présentation de ces différents auteurs, voir le lien suivant :

Différents ateliers sont organisés avec les auteurs, voir les liens suivants :
Dates : du vendredi 23 au mardi 27 mars 2007
Horaires : tous les jours de 9h30 à 20h
Nocturnes : vendredi 23 et mardi 27 jusqu’à 22h

Métro : Ligne 12 / Porte de Versailles - Ligne 8 / Balard
Tramway : Ligne 3 / Porte de Versailles
Autobus : Lignes 39, 80, Petite Ceinture (PC)

Tarifs :

Billet : 5 euros
Pass Salon du Livre : 15 euros

Gratuit :

-collégiens et lycéens
-les enfants de moins de 12 ans
-Entrée gratuite pour les étudiants de moins de 26 ans, (sur présentation de la carte)

Pour plus de renseignements, voir le site suivant :

http://www.salondulivreparis.com/2/inde.htm?idh=7

Conférence : Les divinités courroucées de l'Inde et du Tibet (lundi 19 mars 2007 à 18h30)


"L'image des divinités courroucées de l'Inde au Tibet"
par Anne SUDRE, enseignante à l’École du Louvre
Les panthéons hindous et bouddhiques comportent d’étonnantes divinités au visage courroucé, pourvues d’armes et d’attributs macabres. La présence de ces dieux et déesses inspirant la crainte dans un système recherchant la sérénité peut paraître énigmatique. Par des exemples puisés dans les arts de l’Inde et du Tibet (VIIe-XIVe siècle), Anne Sudre évoquera le rôle, la signification et la richesse du symbolisme ésotérique de ces divinités, à la fois terribles et bienveillantes.

Conférence organisée par EIDYT-France/Centre de Relations Culturelles Franco-Indien

Date et heure :
Lundi 19 mars à 18h 30

CENTRE ANDRÉ MALRAUX
78, bd raspail / 112, rue de Rennes
75006 Paris

Métro : Rennes ou Saint-Placide

Entrée : 8 euros - Étudiants : 5 euros

Sunday, February 25, 2007

Coup de coeur : My brother...Nikhil by Onir with Sanjay Suri and Juhi Chawla

This film is set in Goa, a small costal state in India in between 1989 and 1994. Nikhil Kapoor is the state all round swimming champion. His father Navin Kapoor has raised his son to be a sports man... a dream that he never achieved for himself. His elder sister Anamika teaches in a primary school and loves him dearly. His mother Anita Rosario Kapoor adores him and from her he inherited his artistic side to his personality.

One fine day he is arrested. The reason being…. that he is HIV positive. He is kept in forced isolation by law. The Goa public health act allowed the government to isolate HIV positive people. His Parents desert him and his friends move away. The only two people who stand by him are his sister Anamika and boyfriend Nigel.

This film would probably be the first main stream Indian film where the main protagonist is Homosexual. This film deals with the trauma of this man and his fight for dignity; A film about how a closely knit family falls apart when faced with a crisis; about a sisters unconditional love for her brother; about a love that withstood social disapproval; a film about a man's desire to achieve something in life and finally it’s a film about acceptance.

This summary is taken from the official site of the movie My Brother Nikhil :

  • Also see trailer at :
  • This movie received several prestigious awards and acclaimed in many international festivals


  • A very interesting article on the movie from WWW.ALTERNET.ORG « Ripples of Change in Indian Film » by Sandip Roy (Pacific News Service) June 30, 2005 :
  • An interveiw by Sanjay Suri (BNEWS Magazine 23 February 2006) :
  • Interesting comments and summaries on IMDB (Internet Movie Database) :

The current President of India, APJ Abdul Kalam, being given the DVD of the movie My Brother Nikhil




My brother…NIKHIL is one of the rare films which is being used by more than one way to combat HIV / Aids in our country. The film has been screened many times for charitable causes and most twice by the Army (Assam Rifles) in Shillong once in April 2005 and now at the Conlave HIV / Aids : A Uniformed Intervention.

His Excellency Hon’ble Dr A P J ABDUL KALAM inaugurated the programme and a dvd of the film was gifted to The President.

The film is being used to spread awareness and talk about stigmatization related to HIV/Aids.

The spirit of Nikhil lives on.

(commentary and picture taken from the official site of the movie http://www.mybrothernikhil.com)

Friday, February 23, 2007

Conférence sur les Indiens de Madagascar

"L’ethnologue et son terrain, regard rétrospectif sur les Indiens de Madagascar" par Sophie Blanchy, CNRS, Ethnologue au Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative, Paris X-Nanterre.

Mercredi 7 mars 2007 (de 18 à 20h)

École Française d’Extrême-Orient
22, avenue du Président Wilson
75016 Paris

Grand Salon (1er étage)

Métro / RER : Trocadéro ou Iéna

Une recherche entreprise au début des années 1990 auprès des communautés d'origine indienne gujarati à Madagascar montrait l'existence de cinq groupes assez différents dans leur organisation et leurs problématiques, mais perçus globalement par la société malgache comme un seul groupe social fermé : Daudis Bohras, Khodja ithnashri, Khodja agakhanistes, Banyans hindouistes et musulmans sunnites. J'évoquerai les méthodes de recherche, les types de rencontres et les sujets abordés, les lieux visités, les réactions de la société malgache et des Français présents à Madagascar, pour retracer les changements importants qui ont affecté ces communautés à chaque génération, dans les différents lieux, au gré d'événements internes aux communautés ou externes, et les tensions dans la composition des identités individuelles et collectives.

Cette conférence a été rendue possible grâce à Pierre LACHAIER, responsable du groupe de travail "Etudes gujarati : société, langue et culture" ("Club-Gujarat"), tél : 01 46 83 95 73

http://www.efeo.fr/recherche/gujarati.shtml

Thursday, February 15, 2007

Listen to Gujarati on the BBC !

Gujarati Show by Dev Parmar :

Mercredi / Wednesday 20:00 -22:00 (London time)

Weekend Gujarati by Dev Parmar :

Dimanche / Sunday 19:00 - 21:00 (London time)

On peut aussi écouter ces émissions à tout moment en cliquant sur les liens suivants :

You can listen to these programs any time at the following links :

http://www.bbc.co.uk/asiannetwork/weekend_gujarati/

http://www.bbc.co.uk/radio/aod/asiannetwork_aod.shtml?asiannet/asiangujarati_wed

http://www.bbc.co.uk/radio/aod/asiannetwork_aod.shtml?asiannet/asiangujarati_sun

Wednesday, February 07, 2007

BBC : INDIA RISING !

Here are some links on a special edition by the BBC World Service on India today : lots of very interesting articles, audio and video reports, interviews and discussions-debates on what is currently going on in India : not only its strength and its growing power but also its numerous and sometimes appalling weaknesses.
Mounir

PROGRAM

India Rising / Debate / News / Business / Science / Culture / Outlook / Religion / Sport / Drama :

News India Rising : http://news.bbc.co.uk/1/hi/in_depth/south_asia/2007/india_rising/default.stm

Business in India : http://www.bbc.co.uk/worldservice/specials/1620_india/page5.shtml

Science in India : http://www.bbc.co.uk/worldservice/specials/1620_india/page6.shtml

Culture in India : http://www.bbc.co.uk/worldservice/specials/1620_india/page7.shtml

Religion in India : http://www.bbc.co.uk/worldservice/specials/1620_india/page9.shtml

Le grand (très grand) Naseeruddin Shah dans La Vallée des Fleurs / The Valley of Flowers

La Vallée des Fleurs ou La Vallée des Immortels ?
Film réalisé par Pan Nalin (réalisateur de Ayurveda) avec Mylène Jampanoi, Milind Soman, Naseeruddin Shah

Drame d'amour himalayen

L’action débute au XIXe siècle, au Ladakh, dans les vallées escarpées et désertiques de l’Himalaya. Jalan (Milind Soman), un chef de bandits indo-tibétains, dévalise les caravanes empruntant la route du sel et de la soie. Et voilà qu’il tombe amoureux de Ushna (Mylène Jampanoï), un démon incarné sous les traits d’une belle Amazone. Du coup, le Yéti (Naseeruddin Shah), personnage mythologique, s’en mêle car l’équilibre de la nature s’en trouve menacé. Deux siècles plus tard, les amants maudits, devenus immortels, se retrouvent à Tokyo pour une aventure ultime...

CRITIQUE. Après Samsara et Ayurveda, le cinéaste d’origine indienne Pan Nalin réalise une superbe épopée mystique, une histoire d’amour passionnée et impossible sur les contreforts de l’Himalaya et au Japon. Inspirée de Magie d’amour et Magie noire, le roman d’Alexandra David Neel, cette belle légende himalayenne entraîne le spectateur dans un voyage sensuel, mystique, envoûtant. Des décors grandioses, des images à couper le souffle, de l’action, du suspense, de l’émotion... Pan Nalin a réussi son pari. Son film est magnifique et remarquablement interprété par Milind Soman, Mylène Jampanoï et Naseeruddin Shah.

par Brigitte Baudin (figaroscope.fr / http://www.figaroscope.fr/cinema/2007012300023104.html )

The Valley of Flowers

Along the highest mountain passes of the Himalayas, tough, intrepid Jalan (Milind Soman) and his gang earn their living by stealing from unsuspecting travelers. Abiding by their own, unique codes of honor and dividing the spoils equally, all is routine until the arrival of the mystifying, beautiful Ushna (Mylene Jampanoi). Appearing mysteriously after the raid of a pilgrim caravan, Ushna adheres to Jalan, claiming to have seen him in her dreams, and refusing to leave his side. Sensing the unease of the rest of the men, Ushna offers to help them in their endeavors, under condition that they not ask why or how she is able to guide them to success. In the time that follows, Ushna leads the gang to tremendous exploits, gaining the respect of the men, and the admiration of Jalan, who begins to fall passionately in love with this mysterious woman. As their success increases, seemingly unstoppable, so the love between Jalan and Ushna mounts in intensity, until they seem to have entered a world of their own. No longer heeding of the world around them, Jalan and Ushna venture too far in their exploits, progressing from the theft of material objects to tampering with elements that should never be tampered with; stealing energy, luck and even the powers of levitation, the two cross over into the bounds of the supernatural. Word of the duo and their strange exploits reaches the shrewd, robust Yeti (Naseeruddin Shah), who takes after them with his three experienced bounty hunters. In the confusion of pursuit, Jalan and Ushna face a temporary separation, the shock of which drives each to desperation. Having lost luck, wealth and friends, the fated two are nevertheless fortuitously reunited. Their passion running higher than ever, they vow never to be separated again, even if this entails deceiving fate and cheating mortality. But life always reserves surprises.

summary written by Monsoon Films (IMDB / http://www.imdb.com/title/tt0392883/plotsummary )

Saturday, January 20, 2007

When will our leaders listen to our real needs ?

This cartoon was published in June 2004 in The Milli Gazette, an "Indian Muslims' Leading English Newspaper" as they describe themselves.

This cartoon speaks volume about the huge gap between our leaders' so-called "religious" (and political) agenda and people's real needs.

This is an illustration of one on the main reasons why,
before casting the stone on someone else, we should first blame ourselves (because we are the ones who voted for these hypocrital and selfish "leaders").

This cartoon also speaks volume about the hypocritical and cynical behaviour of most of our leaders, be it in Paris, London, New York, Tananarive, Mumbai or Karachi, etc.

Hopefully there are some very few exceptions, a reality which is obviously...most unfortunate.

(Mounir)

Cartoonist : Yusuf
http://www.milligazette.com/cartoons/index.htm

Wednesday, January 10, 2007

Coup de coeur : Le Petit Prince du Rajasthan (film)

Résumé :

Aniket, cadre moyen stressé et peu affable, vit avec sa femme Malati et leur fils unique Anirudh à Poona, une petite ville indienne qu'il quitte chaque jour à l'aube pour un long voyage en train jusqu'à Bombay où il travaille. Un jour, sans aucune explication, il ordonne à sa femme de rassembler les affaires d'Anirudh pour partir en voyage. Ils prennent le train jusqu'à Shekhawati, une ville du Rajasthan, coincée au milieu du désert et comme habitée par la magie des superbes fresques traditionnelles qui ornent les murs des maisons et palais. C'est là qu'habite la mère d'Aniket. Ce dernier doit se rendre à l'étranger et comme sa femme travaille aussi, il n'y a personne pour s'occuper d'Anirudh jusqu'à son retour. La vieille femme accepte avec joie de s'occuper de ce petit-fils qu'elle connaît à peine...

Salles :

Cinéma du Monde (Paris 10ème) /Studio des Ursulines (Paris 5ème) / Lucernaire Forum (Paris 6ème) / Le Cinéma des Cinéastes (Paris 17ème)

Source : Allocine.com

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=112363.html

Saturday, December 30, 2006

Much Ado About the Purda !

Cartoon from India Today, cartoonist : Saurabh Singh (November 13, 2006)

Much Ado About the Purda !

Another controversy. Another debate. This time Shabana Azmi and Syed Bukhari have locked horms over the veil. To cover or not to cover the face, is the million dollar question. Vinita Chaturvedi talks to some of the well known Muslim men and women in the city, to know exactly what they feel about this issue...

When actor Shabana Azmi recently spoke about the veil, saying that the Quran does not impel women to cover their faces, the clerics took offence. Syed Ahmed Bukhari has gone to the extent of saying, ‘‘Who has authorised Shabana Azmi to interpret the Quran? Her profession is to sing and dance; she has no right to mislead Muslim women.’’

The liberal people of city, generally feel that both the parties have gone rather overboard with their reactions.

Shabbir Vali, one of the leading businessmen of Nagpur, represents the educated modern muslims in the city.

Talking about the controversy, he said, “I would say that both of them are going into extremes. Hijab doesn’t mean covering the face-- it means modesty in dressing. I come from a very liberal family --with 42 doctors in our midst. I also like well dressed ladies. My opinion is that they must dress in a dignified manner. It could be Indian, western, European or whatever! Vulgarity can’t be endorsed-- whether it is about women or even men.”

There are a few scholars in the city, who have thoroughly read the Holy Book. Farzana Husain, the Assistant Headmistress of MAK Azad Junior College, Gandhibagh, is one of them. Talking about the veil controversy, she says, “I know Arabic. And I can understand it without translation. I also take Quranic classes. The Holy book says that you should dress in a dignified manner. But there is definitely no mention of covering the face. Even then, when we talk of Shabana Azmi, she’s certainly not a practising Muslim. Going by the Quran, there are practices she doesn’t follow. Wo sirf Padaish Se Musalman Hein. Those who don’t follow the practices, must not talk so openly about such things. She has no authority. Sometimes the clerics also get over-excited. After all, when it comes to Fatwa, the public is going to ask them.”

Interventional cardiologist Dr Aziz Khan says, “The controversy itself is really unfortunate! Both Shabana and Bukhari in this case have really crossed their limits. Religion is a very personal thing, which must not be brought out of the homes. And nobody, just nobody has the authority to generalise their personal viewpoint.”

Faiz Vali,the manufacturer of pharmaceutical and Ayurvedic products feels that women must put their foot down. He states matter of fact, “Quran says that people should wear clothes which are not vulgar, provocative or indecent, that could lead to bad thoughts in others. I feel that nobody should be forced to do anything against their will.

It is upto women whether they want to cover the face or not. I also feel that it’s a man’s world because women don’t really want it. If women can’t stand up for themselves and argue their viewpoint, how will they take decisions for themselves?”

‘Dono Ka Hee Jawab Langda Hai’

Quranic expert, Padma Bhushan Abdul Karim Parekh comments...

“Shabana ji should not have made such a statement in this manner. She should have quoted an ayat of Quran to endorse her viewpoint. And Bukhari saheb also must refrain from using such strong words.

To be honest, even 99 Muslims out of 100 have not understood the Quran properly. And only those who have studied and understood the meaning of Quranic verses, must comment on it.

The Holy Book doesn’t mention the word Burqua. But we don’t object to this apparel because it serves the purpose of hiding a woman’s sheel and maryada. The word Hijab is used in Quran, which means hiding one’s body in a decent manner. Also modesty in dressing. (Refer: 24 Surah Noor Ayat 60, 24 Surah Noor Ayat 31 and 33 Surah Ahzab Ayat 59).

If a lady doesn’t wear a Burqua, we can’t force her, but we do tell her beta chadar ya odhni daal lo.

The most ironical thing is, that today 85,20,000,00 people are dying of hunger all over the world and here people are fighting over burqua! We can fight over the religion and die for it, but we can’t practice what religion preaches-- about compassion and universal brotherhood!”

from Nagpur Plus Digital (Saturday, November 4, 2006)

http://www.nagpurplus.com/fullStory.asp?articleID=NAGP1ART1142006

(I underlined the last paragraph - Mounir)

Other interesting articles on this issue :
  • Al-Ahram - Weekly online : "Who listens to Bukhari ?"
http://weekly.ahram.org.eg/2001/565/9war2.htm
  • Calcutta Times (The Times of India) : "Lifting the veil"
http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/262585.cms

  • Lucknow Times (The Times of India) : "Unveiling a debate"
http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/263125.cms

Monday, December 25, 2006

Conférence sur les Sindhis du Gujarat le 10 janvier 2007

"Les Sindhis du Gujarat, état de la recherche"
par Michel BOIVIN, chargé de recherche au C.N.R.S.

Mercredi 10 janvier 2007 (18h à 20h)
École Française d’Extrême-Orient
22, avenue du Président Wilson
75016 Paris

Grand Salon (1er étage)

Métro / RER : Trocadéro ou Iéna

A partir de 1947, environ un million d’Hindous quitta le Sindh pour s’établir en Inde. La majorité d’entre eux s’installa dans la province voisine du Gujarat. Ils y furent amenés à redéfinir la culture sindhie à travers des recherches linguistiques sur le kutchi, mais également à partir de travaux ethnographiques sur des groupes de Sindhis établis dans le Gujarat depuis plusieurs siècles. Au cours de cette séance, on mettra en valeur la différence de problématiques entre la génération des Sindhis réfugiés, comme Parso Gidwani, et les représentants de la nouvelle génération née dans la diaspora ou en Inde, comme Rita Kothari.

Cette conférence a été rendue possible grâce à Pierre LACHAIER, responsable du groupe de travail "Etudes gujarati : société, langue et culture" ("Club-Gujarat"), tél : 01 46 83 95 73

http://www.efeo.fr/recherche/gujarati.shtml

Saturday, November 25, 2006

Coup de projecteur

  • L'Intouchable de Benoît Jacquot avec Isild Le Besco

Jeanne (Isild Le Besco), une actrice, apprend par sa mère (Bérangère Bonvoisin) que son père est un hindouiste, appartenant à la caste des Intouchables, qu'elle a connu lors d'un voyage en Inde. Jeanne abandonne les répétitions de la pièce
Sainte Jeanne des Abattoirs et part pour Delhi puis Bénarès, la ville sainte, à la recherche de ses origines.

Sources : Le Figaro

Bande-annonce :
http://cinema.tf1.fr/cinema/bandesannonces/0,,3364838,00-intou
chable-realise-par-benoit-jacquot-isild-besco-marc-barbe-.html


Salle de cinéma : UGC Cité Ciné Les Halles
(Paris 1er) -MK2 Hautefeuille
(Paris 6ème)
- Publicis Cinéma
(Paris 8ème) - MK2 Quai
de Seine
(Paris 19ème)

  • Le Regard de Sepideh Farsi avec Hamid-Raza Danechvar, Fariba Kossari, Behnaz Jafari, Mohamad Hatami
En apprenant qu’il est sur le point de perdre la vue, Esfandyar, un expatrié iranien vivant à Paris, décide de rentrer chez lui après vingt ans d’absence. Confronté à son passé, il est forcé de vivre des retrouvailles lourdes de sens. Avec son père mourant, mais aussi avec son ancien amour, Forough, ayant depuis épousé le père d’Esfandyar. Entre les intrigues liées à son passé politique et ses conflits amoureux, Esfandyar a beaucoup de comptes à régler avant de sombrer dans le noir.

Sources : fravahr.org

http://www.fravahr.org/spip.php?breve57

Bande-annonce :

http://www.solaris-distribution.com/LE_REGARD/leregardFAcenter.htm#

  • Café Transit de Kambozia Partovi avec Fereshteh Sadr Orfani, Parviz Parastui, Nikolas Papadopoulos
Bande-annonce :

http://www.allocine.fr/film/video_gen_cfilm=110546.html

[See below a review in English]

Salle de cinéma : Espace Saint-Michel (Paris 5ème)

S'affranchir du joug masculin... et se lancer dans la restauration pour prendre son indépendance. Tout un programme, déjà exploité par le cinéma contemporain : on pense à 'Bagdad Café', ou au plus récent 'Volver'. Dans chacun de ces films, une femme doit se prendre en charge après la disparition de son homme, aidé en cela par sa progéniture ou par d'autres femmes. Dans 'Café Transit', cette prise en charge a des allures de parcours du combattant : évidemment, le cadre de l'Iran rural rend ce combat plus que difficile. Reyhan, constamment harcelée par son beau-frère n'a de cesse de faire front face à l'intolérance et aux coutumes de son pays. Le film dresse son très beau portrait. Portrait d'une femme déterminée, qui défend avec âpreté les valeurs qui lui semblent justes. Portrait aussi d'une veuve éplorée, qui se prend à se laisser séduire mais qui ne perd jamais de vue son objectif. Jamais poseur, le film ne cède pas à la facilité d'un dénouement trop heureux ou d'une histoire d'amour trop attendue. Il se concentre justement sur ses personnages ainsi que sur la description d'une culture souvent enferrée dans ses clichés. L'art culinaire iranien, que manie l'héroïne avec dextérité sert de liant à tous les protagonistes, qui se retrouvent, malgré les barrières de langue, dans ce café. Tout le film est construit autour de Reyhan : chacun des personnages nous fait partager ses impressions, son témoignage par rapport à l'expérience qu'ils ont pu partager avec elle. Ce traitement lui confère une aura mythique. Tels ces compagnons de route, nous nous retrouvons comme abandonnés par cette femme exceptionnelle lorsque le film s'achève.

Marylène Khouri

(source :
http://www.evene.fr/culture/agenda/cafe-transit-12605.php)

Café Transit / Ghaveh Kaneh (Iran-France)

By Robert Koehler


A widow's efforts to run a truck-stop diner near the Iran-Turkey border becomes a lesson in stifling patriarchy in Kambozia Partovi's elegant "Cafe Transit." Since he last directed in 1997 with "Naneh Lala," Partovi has become perhaps Iran's most impressive screenwriting voice, first and foremost on "The Circle," as well as with beautifully spare scripts for "Earth and Ashes" and "The Deserted Station." "Transit's" feminist polemics are in line with his work on "I Am Taraneh, Fifteen Years Old," but "Transit" is more successful dramatizing a woman's dilemmas. Pic should find a host of international buyers for specialty customers, abetted by strong fest play.

Prizes at this year's Fajr fest for Partovi's script and Fereshteh Sadre Orafaei ("The Circle," "The White Balloon") as widow Reyhan prove worthy, as each plays a crucial role in the film's emotional and sociopolitical dimensions.

With the death of husband Ismael, who owned and operated a successful roadside diner known in Farsi as a "ghaveh kaneh" (the pic's Farsi title), Reyhan feels the need to keep the family business going. In many Islamic countries, her wishes would be respected; contempo Iran, with its often extreme laws and traditions favoring men, once again provides grist for Partovi.

Bossy, conservative brother Nasser (Parviz Parastoei, in a darker mode than his witty con man in "The Lizard") won't hear of Reyhan's dreams, and demands she and her two daughters move into his compound, where he quickly builds rooms for them. Nasser is no beast; he's simply following tradition, which calls for the surviving brother to take responsibility for his brother's family.

Quietly but firmly, Reyhan refuses Nasser's offer to open a tiny operation adjoining his own restaurant, and after her eldest daughter is yanked by Nasser out of a rug-making operation, Reyhan takes the bull by the horns. She cleans up the cafe, asks Ojan (Esmaiel Soltanian) to return to his old job as waiter, opens the doors and finds herself flooded with hungry, thirsty and grateful long-haul truckers.

A few flash-forwards and flashbacks show off the stylish presence of editor Jafar Panahi, director of "The Circle" and "Crimson Gold" and a frequent Partovi collaborator. The pacing is masterful in the pic's pressure-cooker atmosphere as Reyhan hides in the kitchen from Nasser and local authorities. The friendly presence of Greek trucker Zacharia (Nikolas Padapopoulos) hints at a possible but futile romantic entanglement for Reyhan.

Orafaei's approach to her character isn't as a doomed woman, but as a survivor. It's a performance that burns steadily and quietly, with few explosions, and helps steer the film away from emotional excess. Support from an international cast is assured.

Partovi remains a more gifted writer than director, but he's backed by an aces crew led by up-and-coming lenser Mohammad Reza Sokout.

(source : www.variety.com (12 October 2005) http://www.variety.com/review/VE1117928530.html?categoryid=31&cs=1)


AUTRES FILMS FILMS INDIENS A PARIS :

http://myindias.blogspot.com/2006/11/films-indiens-dans-les-salles-paris-du.html

Sunday, November 19, 2006

Exposition : Afghanistan, les trésors retrouvés

Le musée des Arts asiatiques présente un trésor afghan : 220 pièces qui sortent pour la première fois du pays, dont ils racontent l'histoire mouvementée.

Des statues et reliefs des débuts de notre ère, des figures grecques et animaux chimériques, les ivoires indiens les plus anciens connus, un mobile romain, seul exemple de bronze antique peint. De l'or, tant d'or... L'exposition du musée Guimet se balade de trésors en trésors, sortis pour la première fois d'Afghanistan. Ils racontent un pan ancien de l'histoire du pays. Dans le sillage des conquêtes d'Alexandre le Grand, vers 330 av J-C, la région de Bactriane devint le lieu de rencontres des mondes grec et indien, jusqu'à l'arrivée des tribus nomades venues du nord et de l'est qui fondèrent leurs propres empires. Un des trésors, retrouvé à Tillia Tepe, au nord de l'Afghanistan, n'a jamais été montré au public. Et pour cause : il a surgi en plein bouleversement, échappant par miracle au chaos.

Squelette féminin. En 1978, un an avant que les Soviétiques n'envahissent l'Afghanistan, Viktor Sarianidi, archéologue soviétique né en Ouzbékistan, découvre par hasard un squelette féminin couvert d'objets en or. Il creuse encore et trouve cinq autres tombes, des princes et des princesses nomades, un homme et cinq femmes ayant vécu au Ier siècle de notre ère. Colliers de grenats du Radjastan, turquoises d'Iran, médaillon à l'effigie de la déesse Athéna : leurs parures reflètent les influences grecques, indiennes et kouchanes. «En fait, on ne sait pas grand-chose de ces princes, reconnaît Jean-François Jarrige, directeur du musée et commissaire de l'exposition. Les Grecs ont été peu à peu chassés ou englobés dans l'empire kouchan.» Les Kouchans, tribus venues du nord de la Chine, régnèrent du Ier au IIIe siècle sur le nord de l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan.
Chaque objet est inventorié et placé dans des caisses. Au total, le site de Tillia Tepe livre 21 618 pièces, dont 20 478 en or. Le trésor est conduit dans les caves du musée de Kaboul. Pendant dix ans, les Soviétiques occupent le pays. A leur départ, la guerre civile s'installe.
Lorsque les moudjahidin entrent dans Kaboul en 1992, le musée est victime des bombardements, puis pillé et dévasté. Mais l'essentiel des collections, dont ce trésor, avait été transféré, sans doute sur décision du président Najibullah, dans les caves de l'ancien palais royal de l'Arg, aujourd'hui occupé par la banque centrale. L'endroit est fermé par sept clés, détenues par sept personnes différentes, selon la tradition afghane. De 1989 à 2003, on ne voit plus le trésor, sur lequel circulent les rumeurs les plus folles. On le croit volé lui aussi, emporté en (ex-)Union soviétique, peut-être disparu à jamais. Les talibans, qui démolissent au musée des statues qui n'avaient pu être mises à l'abri, ne le découvriront pas. Ce n'est qu'en 2003 que le président Karzaï annonce qu'il est en sécurité.

Coffres. En juin 2004, a lieu une ouverture solennelle des coffres. Moyennant quelques financements, la National Geographic Society a obtenu l'exclusivité des droits. C'est donc un archéologue américain qui est chargé de l'inventaire. La France n'est pas associée à l'événement ; pourtant, elle est le seul pays à disposer d'une antenne archéologique permanente dans le pays, la Délégation archéologique française en Afghanistan (Dafa).
La Dafa avait été créée en 1922. Le roi, qui se méfiait des Anglais, ayant fait appel aux archéologues français pour mettre en valeur le patrimoine afghan. Le traité décide que les découvertes réalisées par les missions de fouilles françaises seront partagées entre le musée de Kaboul, qui verra le jour quelques années plus tard, et Paris, où elles forment aujourd'hui le fonds afghan de Guimet, une collection unique au monde. Avec cette exposition, c'est la première fois que ces découvertes sont réunies depuis leur exhumation.

Partage. Sur fond de concurrence entre Britanniques, Allemands et Français, les archéologues sont alors à la recherche de ce fabuleux royaume grec en Asie centrale, dont les traces ont été gagnées par les sables, survivant au pillage et aux destructions des conquérants musulmanes. Les fouilles commencent dans le nord, à Bactres, capitale du royaume de Bactriane. Mais les grandes découvertes se font à Begram. Pendant trente ans, les Français ont l'exclusivité des fouilles et l'accord de partage se maintient jusqu'en 1965.
La Dafa poursuit son travail jusqu'en 1982, quand le gouvernement prosoviétique en ordonne la fermeture. Aussitôt, elle met en oeuvre le sauvetage de son exceptionnelle bibliothèque. Ses responsables, avec un diplomate français et un chauffeur, déménagent en camion les 15 000 volumes à l'ambassade. Une tentative de sortie vers l'Inde échoue : la collection est saisie à l'aéroport, où elle restera en caisse, l'hiver sous la neige, jusqu'en 1991, où elle sera restituée indemne à la France.

Revanche. Depuis 2002, la Dafa a repris ses fouilles et entrepris la restauration des oeuvres du musée. Aujourd'hui, la France prend en quelque sorte sa revanche sur les Américains. Cela n'a pas été sans mal : le 16 mai dernier, le parlement afghan se prononçait contre le transfert des trésors, pour des questions d'assurance et par crainte que des objets ne soient copiés. Mais il changeait d'avis le 9 août : les années de coopération et les travaux de restauration des oeuvres, effectués par les Français, ont payé...
Les dernières caisses en provenance de Kaboul ne sont arrivées à Paris que le 16 octobre. Il en coûte plus d'un million d'euros au musée Guimet. Une partie du prix du billet d'entrée va au musée de Kaboul, en cours de reconstruction. Le trésor doit ensuite prendre la route d'autres capitales européennes. Le pouvoir afghan n'est pas forcément pressé de le récupérer. A Kaboul, l'or est condamné aux coffres forts, ne pouvant être exposé pour des raisons de sécurité.

Par Sylvie BRIET, Vincent NOCE
mercredi 6 décembre 2006

Sources : Libération

http://www.liberation.fr/culture/221413.FR.php

Quelques pièces importantes en diaporama :

http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3246,31-842392@51-842680,0.html

Friday, November 17, 2006

Take me home

Artist : Attanur Dogan

Give me death ! I pray every day
Leave me not, to sigh, in every way
Seen I have, those beautiful days
Those little red flowers in an awesome place.

Why these windows, in front of me ?
And all the beauty outside, and free
Ran, I have upon the soft wet ground
I walk far no more, just safe and sound

My beloved ones, have all gone away
Laughter, I yearn to hear, to be merry and gay
Tears, I have in my heart and dreams too
Like my youth, won`t the pills vanish too ?

Years and years, have I spent in glee ?
To sit here and look at the old worn tree
Searched I have, for a leaf of hope,
A lover from the skies, with whom to elope

At every sunset, I cry and plead
Slow and just living, and yet I bleed
With angst, do I cry, take me home.
Please take me away from this old age home.

poem by Srijit Unni from Chennai (Madras) in India (http://srijithunni.blogspot.com/2006/10/take-me-home.html)

Sunday, November 12, 2006

Muammad Yunus : Prix Nobel de la Paix 2006

  • CNN Interview - Talk Asia program with Anjali Rao (November 07, 2007)
http://edition.cnn.com/2007/WORLD/asiapcf/11/05/talkasia.yunus/
  • The Interview - BBC World Service (April 14, 2007)
http://www.bbc.co.uk/worldservice/programmes/the_interview.shtml

  • September 2005 : an exceptionnal video-conference by Professor Muhammad Yunus at MIT (Massachusetts Institue of Technology)

http://mitworld.mit.edu/video/289/

  • May 2004 : another exeptionnal online video-conference by Professor Muhammad Yunus at Stanford University.

http://www.gsb.stanford.edu/multimedia/events/globalbusiness/yunus.ram

http://www.gsb.stanford.edu/news/headlines/2004globalconf_yunus.shtml

  • Video documentaries with interviews of Muhammad Yunus :

http://ethikana.com/video/yunus.htm

  • An online video by Grameen Foundation USA

Coup de coeur : Water de Deepa Mehta

Avec Lisa Ray, Seema Biswas, John Abraham, Sarala

Sur l'histoire et les difficultés de tournage de ce film:

The politics of Deepa Mehta's 'Water'

http://www.brightlightsfilm.com/28/water.html

http://www.wsws.org/articles/2000/feb2000/film-f12.shtml

Entretiens avec Deepa Mehta :

http://www.wsws.org/articles/2000/feb2000/meht-f15.shtml

http://www.wsws.org/articles/1999/aug1999/meh-a06.shtml


Sur les veuves en Inde aujourd'hui :

http://www.hinduonnet.com/thehindu/thscrip/print.pl?file=20060825001305100.htm&date=fl2316/&prd=fline&

Wednesday, November 01, 2006

Le lutteur affabulateur

[Ce texte a été écrit et adapté à partir d'un conte indien de langue Hindi/Urdu.]

Une maxime sur les affabulateurs

Voci une maxime indienne concernant les gens prétentieux, les affabulateurs qui peuvent vous raconter de fausses histoires à leur sujet.

En Hindi/Urdu cela se dit ainsi : « jhuṭhē vādon par vishvās karnā bēkār hai » ce que l'on peut traduire en français de la manière suivante : « il est inutile de croire aux fausses promesses que l'on peut vous faire » ou bien « il est inutile de croire les gens prétentieux et les affabulateurs, notamment lorsqu'il vous font étalage de leurs mérites et de leurs capacités démesurés ».

Je voudrais illustrer cette maxime par un petit conte : un jour, un lutteur se présente à la cour d'un maharajah en faisant état de sa force incroyable, de ses nombreux exploits et de ses immenses capacités physiques. On le mène auprès du maharajah pour le lui présenter. Aussitôt présenté au maharajah, il lui raconte comment il avait pu vaincre dix lutteurs dans un combat unique, comment il avait réussi à faire face à des animaux féroces de la jungle et comment un jour il avait réussi à soulever une montagne et la poser sur sa tête. Il lui raconte également qu'il peut boire jusqu'à cent litres de lait par jour et des choses incroyables de ce genre.

Le maharajah, bien trop naïf, est très impressionné par tous ces récits extraordinaires. Il se dit que ce serait bien d'avoir un tel homme à portée de la main auprès de lui et qu'un jour ou l'autre il lui serait bien utile. Aussi, il le fait installer à la cour en lui mettant à sa disposition tous les avantages matériels de son palais : le lutteur n'attendait que cela; ainsi, aussitôt installé dans ce palais magnifique et somptueux du maharajah, il passe ses journées à manger, à boire, à dormir autant que possible et, bien sûr, à raconter et à vanter tous ses mérites et ses exploits démesurés.

Un jour, des villageois viennent se plaindre auprès du maharajah et demandent qu'on leur viennent en aide. En effet, des animaux sauvages venant de la colline voisine viennent régulièrement causer des ravages à leurs récoltes et à leurs troupeaux de bétail et d'animaux domestiques. Entendant toutes ces plaintes, le maharajah, qui était un homme très compatissant, se rappelle aussitôt les exploits de ce lutteur qu'il avait engagé et installé dans son palais. Il va le voir, lui explique la situation de ces pauvres villageois et lui demande d'aller déplacer cette colline pour ainsi se débarrasser de ces animaux féroces qui s'y cachent.

Le lutteur lui répond : « Mais, sans problèmes, maharajah, je vais y aller de ce pas. Mais, avant, il faut que je me nourrisse ! » Aussitôt, il se met à table et se met à manger toutes les bonnes choses qui existent au palais du maharajah. Puis, accompagné du maharajah et de sa cour, il arrive jusqu'au pied de la colline en question, se met à faire quelques exercices physiques pour s'échauffer puis il déclare : « ô Maharajah, je suis prêt à déplacer cette colline, mais dites-moi où je dois la jeter : du côté du royaume de votre rival ou de l'autre côté du fleuve ? Je ferai exactement ce que vous me direz ! Mais avant, dites à vos hommes de creuser cette colline pour que je puisse la soulever et la jeter là où il le faut. »

Stupéfait, le maharajah lui répond : « Mais, tu nous avais dit que tu pouvais soulever une montagne et la poser sur ta tête ! » Le lutteur lui répond aussitôt : « Mais certainement, maharajah ! Cela est tout à fait juste, je peux la porter sur ma tête mais il faut d'abord la déterrer et cela, je ne sais pas le faire ! » Le maharajah, bien naïf jusque-là, finit par comprendre la ruse et les mensonges du lutteur.

Après s'être reproché d'avoir été ainsi dupé par un tel personnage qui n'avait cessé de lui raconter des histoires et qui ne cessait de vanter ses capacités toutes aussi fausses les unes que les autres, aussitôt après et sans plus attendre, il le fait chasser de sa cour.

Ainsi, ce petit conte illustre bien cette maxime qui dit qu'il ne faut pas croire tout ce que l'on vous raconte et surtout qu'il faut se méfier des gens prétentieux et des affabulateurs.

Je rappelle cette maxime en Hindi : « jhuṭhē vādon par vishvās karnā bēkār hai » ce que l'on peut traduire en français par : « il est inutile de croire aux fausses promesses que l'on peut vous faire » ou bien « il est inutile de croire les gens prétentieux et les affabulateurs, notamment lorsqu'il qui vous font étalage de leurs mérites et de leurs capacités démesurés » car, comme ce maharajah, cela peut vous coûter très cher.

Mounir Nassor
( mounirnassor@yahoo.co.in / www.myindias.blogspot.com )

La force des études / le verger des urticaires

[Ce texte a été écrit à partir d' un poème attribué à Gandhi que vous retrouverez ci-dessous. - Mounir]

La force des études

Je suis peut-être un homme de lettres ou de sciences, mais je prétends humblement et en premier lieu être un étudiant, quelqu'un qui cherche, le plus souvent en vain et quelques rares fois avec succès....

Ce sont les études qui ont sauvé ma vie, sans les études, il y a longtemps que j'aurais perdu la raison...et la joie de vivre...

Il m'arrive souvent de perdre la paix de l'âme, mais, malgré toutes les épreuves, de temps à autre, je retrouve une certaine paix à travers les études...

Certains peuvent vivre sans manger pendant plusieurs jours, moi, je ne peux guère vivre ni même survivre sans avoir cherché et étudié...

Les études m'accompagnent dès le lever du soleil et c'est en leur sein que je retrouve le sommeil : s'agit-il de clés ou de verrous ?... je l'ignore...

Je ne sais pas si Dieu m'accompagne dans cette quête mais je sens régulièrement une présence étrange au milieu de ces longs moments passées à étudier....

Les études m'ont certainement permis de sortir des ténèbres les plus profonds. J'ignore si cela est bien, mais je sais qu'étudier, c'est ne faire aucun mal. Les études permettent très souvent de faire resurgir la vérité, Gandhi disait sans doute avec justesse que connaître la vérité, c'est connaître Dieu...

Voilà mon témoignage personnel : que chacun tente d'étudier, quel que soit son âge, sa condition physique et ses possibilités matérielles. Et il se rendra vite compte que les études apportent quelque chose de neuf à chacun de ses mornes jours et qu'une telle brise si pleine de fraîcheur n'a d'équivalent nulle part ailleurs.

Prier c'est étudier, aurait dit Gandhi, moi je le dit un peu autrement : pour moi, étudier, c'est prier.

Mounir Nassor
( mounirnassor@yahoo.co.in / www.myindias.blogspot.com )

Ce texte a été inspiré de "La force de la prière" (attribué à Gandhi)

La force de la prière

Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences, mais je prétends humblement être un homme de prière.

C'est la prière qui a sauvé ma vie ; sans la prière j'aurais depuis longtemps perdu la raison.

Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme, malgré toutes les épreuves, c'est que cette paix vient de la prière.

On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier.

La prière est la clé du matin et le verrou du soir.

La prière, c'est cette alliance sacrée entre Dieu et l'homme pour obtenir d'être délivré des griffes du prince des ténèbres.

Nous devons choisir : nous allier aux forces du mal ou, au contraire, aux forces du bien.

Voilà mon témoignage personnel : que chacun tente l'expérience et il trouvera que la prière quotidienne ajoute quelque chose de neuf à sa vie, quelque chose qui n'a d'équivalent nulle part ailleurs.

Mahatma Gandhi
(transmis par Zoher Tahora - Madagascar)

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le verger des urticaires

je croyais qu'il me restait encore
quelques gens aimables autour de moi
et avais-je encore des parents...?
j'avais beau chercher, ils n'étaient plus là
ils s'étaient éloignés
...ou était-ce moi qui m'étais éloigné d'eux ?

faux-mensonge à demi vrai
telle une plante dispersée et égarée
je suis là
en train de creuser
je cherche mes racines
je lève les bras au ciel
je fustige son occupant
je crie à la folie
et cherche dans la démence
ce refuge si facile et confortable
je ne trouve pas mes mots
je ne me fais pas comprendre
car j'ai cru qu'un jour
...on me trouverait

je reste là un peu hébété et ahuri
et affolé par tant d'indifférence
de mépris et de haine aussi
sans trop comprendre au milieu
...de ce verger imaginaire
...si plein d'urticaires

et quand j'approche
je crois reculer en avançant
je crois avoir tout perdu
et maintenant je crois que j'ai tout gagné
car je crois qu'on ne perd rien
quand on a jamais rien possédé
et qu'on ne perd que ce qu'on avait
cru un jour avoir possédé en vain
car en vrai, rien n'est à rien
...pas même l'amour, pas même l'amitié

au loin les mots tendres, bienveillants
au loin les sourires et les clignements des yeux
fausses rumeurs et mauvaises plaisanteries
reculez vous autres
tout est fini
il n'y a plus que le ciel
...la terre et le temps maintenant

au ciel je regarde et espère
au lointain j'imagine et espère
mais je n'oublie pas qu'à la terre
...est mon destin austère

naïf pousse que je suis
de ce verger millénaire
soigneusement sanguinaire
rempli de tant d'urticaires
intemporels et impersonnels
assommants de silence et d'arrogance
affligeants de violence et d'impudence
j'ai tout perdu pour avoir cherché
un jour à posséder un peu
...le souffle du vrai

et de presque rien
je suis devenu encore moins
feuille volante, insignifiante, virevoltante
si fragile jouet du vent capricieux
que personne n'attend
que personne n'entend
que personne n'appelle
que personne ne cherche et
ne trouve encore moins
je m'éteindrai tellement heureux ce jour
quand j'aurai tout oublié
que tout ça
pour ça
c'était
...pour rien

(Mounir)
( mounirnassor@yahoo.co.in / www.myindias.blogspot.com )

Friday, October 27, 2006

"Bapuji" par Azad Monany et quelques conversations

[Voici quelques conversations à distance avec Azad Monany à propos de mon texte "A quoi ça sert...de célebrer Eid ?" que je voudrais partager avec mes lecteurs/lectrices. Je vous laisse découvrir également son texte intitulé "Bapuji" qui est tout simplement magnifique ! - Mounir]

Bonjour Azad,

Merci beaucoup pour vos compliments qui me sont allés droit au coeur !

Vous avez tout à fait raison de souligner que cela est valable dans toutes les communautés.

En, écrivant et en ré-écrivant ce texte, je n'ai pas voulu me lancer dans des considérations générales ou universelles. Je pense qu'il faut d'abord balayer devant sa porte avant d'aller critiquer ou faire des remarques sur ce qui se passe chez les autres même s'il se passe souvent ou presque la même chose ailleurs...

C'était aussi un des principaux messages de Gandhi, notamment lorsqu'il s'insurgeait contre l'intouchabilité en Inde. En effet, les Indiens "bien comme il faut" s'époumonaient à crier et à réclamer à hue et à dia la liberté et l'indépendance auprès des Anglais alors que près d'un cinquième des Indiens vivaient (et vivent toujours de nos jours) sous une forme ou une autre d'ostracisme économique, social, culturel, spirituel et sous des formes diverses d'esclavage ou de semi-esclavage et tout cela par le seul fait d'autres Indiens !

Etrange paradoxe, n'est-ce pas ? Gandhi avait fini par le remarquer et c'est pourquoi il a consacré une très grande partie de son temps partir des années 1930 à oeuvrer pour l'amélioration du sort des Intouchables. Il répétait souvent que l'on ne peut pas réclamer la liberté lorsque l'on maintient soi-même des dizaines de millions de gens en esclavage ou en semi-esclavage ! Malheureusement, sur ce point, l'Inde d'aujourd'hui n'a guère changé malgré quelques toutes petites avancées.

On pourrait dire et faire presque les mêmes remarques sur le statut des femmes indiennes aujourd'hui, que ce soit en Inde même ou dans la diaspora à l'étranger. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe chez nous en France, à Madagascar, à Londres, à Toronto, à New York etc., pour constater que le sort des filles et des femmes est très loin d'être flatteur ni réjouissant, et pourtant nous vivons très loin du monde indien et de certains ses archaïsmes les plus brutaux. C'est ce que j'ai voulu en partie évoquer dans mon texte "A quoi ça sert...de célebrer Eid ?"

Mille mercis encore et chapeau bas !

Bien à vous,

Mounir

(mounirnassor@yahoo.co.in /
www.myindias.blogspot.com)

Message d'Azad Monany (22 octobre 2006) :

Que répondre à tant de vérité? Rien... sinon un bravo qui vient du fond de mon coeur et une admiration pour l'esprit qui l'a conçu si clairement et qui l'exprime si nettemen!

Peut-être un jour pourras tu comprendre que c'est aussi valable pour Divali, Noël, Rosh Hassanna, Yom Kippour et autres toutes aussi diverses qu'il y a de religions dans ce monde?

En tous cas, ceci me fait penser à une image: 15 août 1947, l'Inde s'éveille, le Pakistan fait la fête, tout le monde danse dans les rues... tout le monde sauf un petit homme tous seul, dans son Ashram, qui pleure sur cet immense gâchis... La suite, la voici

BÂPUJI


Pour toi Tagore* a créé le nom le plus beau.

Par toi ton pays a retrouvé sa fierté.

Tu voulais qu’on ne vende plus la vérité.

Dans le cœur de l’Inde tu voulais ton flambeau...

Tu as donné ta vie et chacun de tes jours

À ton frère l’homme que tu as tant aimé.

Tu as rêvé un monde sans peur, sans armées,

Où la haine aurait pour seul remède l’amour.

Mais qu’ont-ils fait de ta sagesse, de ton nom ?

Sang, feu, fer et bombes sont leurs titres de gloire.

Ils ne veulent plus entendre, ni même voir

Que ton âme souffre de leur vil abandon.

« Pardonne-leur, ils ne savent pas ! », avait dit

Avant toi cet autre qui a donné sa vie...

Si au moins leur haine s’en était assouvie !

Mais, hélas ! notre monde est la proie des bandits.

Ils envoient des enfants au paradis d’Allah

Pour la soi-disant plus grande gloire de Dieu,

De Dieu le Tout-Puissant, le Miséricordieux !

Hitler se sentirait bien sous leur djellabah !

Toi, fou de Dieu aimant toute l’Humanité,

Tu rêvais qu’Ahimsâ* serait enfin la voie,

Mais ils t’ont éteint, ne supportant pas ta voix,

Et sur tes cendres ils ont souillé la vérité.

Tu disais qu’il n’y a pas de voie vers la paix,

Mais que la paix est la seule, l’unique voie...

Mais ils sont trop intelligents pour que ta loi

Effleure leur esprit et brise leur épée.

Et pourtant tu aimerais encor ta patrie,

Même si elle oublie cette Satyâgraha,

Qui est le droit chemin que suivirent tes pas,

Et ce que te doit l’Humanité, ta fratrie.

Le plus humble parmi les plus déshérités,

Tu avais cependant une telle lumière

Que de Bhârat* son Mahâtmâ* devint le père

Et que le ciel même t’envie ta pureté...

Azad Monany 30 mars 1983
azadmonany@hotmail.com

*Tagore : un des plus importants poètes indiens de langue bengali, il a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1913.
*Ahimsâ : peut se définir comme étant la non-violence
*Bhârat : autre nom de l'Inde
*Mahâtmâ : surnom de Gandhi, veut dire "la grande âme"
[notes ajoutées par Mounir Nassor]