Saturday, September 09, 2006

Introduction à "yeh jo des hai tera" (film Swades)

Voici une chanson absolument magnifique du dernier film d’Ashutosh Gowariker, Swades (« La mère patrie », « la patrie » ou « la terre maternelle ») intitulée « yeh jo des hai tera… » (« ce pays qui est le tien… »

Ashutosh Gowariker avait été le réalisateur du magnifique film Lagaan que, j’espère, vous avez tous vu. Si vous n’avez pas encore vu Swades, je vous recommande d’aller le voir très rapidement et si possible de le revoir une seconde fois.

Les paroles de cette chanson très émouvante ont été composées par le très célèbre et très talentueux Javed Akhtar, auteur de centaines de chansons magnifiques. La musique est du fameux A.R. Rahman, aux talents de musicien incroyables et qui, en plus, chante lui-même cette chanson.

Rappelons « brièvement » le contexte de cette chanson. Cette chanson vient en écho, en accompagnement d’un des thèmes centraux de ce film, à savoir un appel lancé aux émigrés (indiens) vivant en Occident ou ailleurs, surtout ceux qui ont plus ou moins brillamment réussi, de ne pas oublier ni de rester indifférents à ce qui se passe dans leur pays d’origine, leur mère patrie, la terre de leurs ancêtres, leur « swades(h) » qui souffre et continue de nos jours encore de souffrir d’innombrables maux, difficultés et désastres et qui a tant besoin de ses enfants partis au loin et qui sont devenus de brillants ingénieurs, hommes et femmes d’affaires, enseignants, avocats, médecins, intellectuels…

Le film donne l’exemple d’un émigré indien qui décide finalement de tout quitter pour retourner en Inde et plus précisément dans une région où il manque presque tout ce qui constitue aujourd’hui les bases du confort moderne (l’eau courante, l’électricité, internet…).

C’est là une démarche très courageuse mais très difficile à réaliser aussi surtout quand on a des obligations familiales importantes dans le pays d’accueil. D’autres voies sont possibles et elles me semblent plus faisables et plus réalistes : faire du tourisme dans des régions défavorisés (cela fait vivre l’économie locale), participer à des chantiers de réhabilitation, à des activités des associations humanitaires et culturelles à temps plein ou à temps partiel pendant son séjour en Inde, etc.

Les possibilités sont immenses si on veut bien quitter son hôtel cinq ou six étoiles...

De « l’extérieur » aussi on peut aider sa terre natale en se tenant informé de ce qui s’y passe, en faisant de dons à des associations locales actives et fiables qui oeuvrent en faveur des personnes âgées, des handicapés, des habitants des bidonvilles, des femmes battues ou délaissées, des veuves, des malades du Sida, de la lèpre, etc. et aussi celles qui aident les micro-entreprises, développent le micro-crédit, participent au commerce équitable, etc.

Ce film contient un message très fort à travers l’histoire particulière de Mohan, et je trouve que c’est un très beau point de départ pour une vraie réflexion sur nos sociétés en diaspora en « occident » ou ailleurs.

Enfin, cela dépend entièrement de nous de faire que ces belles idées ne restent pas sur le quai et que nos richesses parfois exubérantes servent à quelque chose de vraiment utile.

En espérant que vous me transmettrez quelques lignes de commentaires,

mounirnassor@yahoo.co.in / www.myindias.blogspot.com

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